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Acteurs économiques : Les banques centrales

De Notes Economiques et Politiques


Cette page est un complément à d'autres pages. Nous invitons les wikinautes à d'abord lire la page sur la création monétaire : Création monétaire. Elle devrait permettre d'aborder des questionnements plus complexes, comme l'indépendance des Banques centrales.


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Cette page est destinée à se concentrer particulièrement sur le rôle des Banques centrales[1]. C'est parti pour un petit tour d'horizon...

La stabilité des prix

La mission principale et première des Banques centrales est d'assurer la stabilité des prix[2].

Pourquoi une inflation trop forte n'est pas bonne ?

Pourquoi une déflation trop longue n'est pas bonne ?

Pourquoi un taux de 2% d'augmentation des prix fixé par la BCE ?

Pour la Fed : Soutenir l'emploi

La Banque centrale des USA, la fameuse "Federal Reserve", ou Fed, a également un objectif complémentaire qui est le soutien à l'emploi.

Pour la SEBC : Soutenir les missions de politique générale de l'UE

Pour la BCE : La lutte contre le changement climatique

Avec quels outils ?

Les outils conventionnels

Nous l'avons évoqué dans la page relative à la création de monnaie, la Banque centrale a à sa disposition un certain nombre d'outils pour piloter ses missions. Elle fixe les taux directeurs (qui jouent sur les prêts et emprunts que les banques peuvent se faire entre elles sur le marché interbancaire), qui ont donc une conséquence indirecte sur les crédits proposés par les banques sur le marché et l'économie réels. Elle peut également fixer un taux de réserves obligatoires sur les "comptes Banque centrale" obligatoires pour les banques commerciales, qui imposent donc une limite haute à ce qu'une banque commerciale aura le droit de prêter. Enfin, cette contrainte de comptes sur le marché interbancaire lui permet de contrôler si les règles des différents acteurs bancaires sont bien respectées.

Les outils non-conventionnels

Malgré l'ensemble des outils que nous avons pu évoquer soit brièvement plus haut, soit plus en détail sur la page de la création monétaire dédiée, il arrive que la machine se grippe. Les Banques centrales peuvent alors utiliser d'autres mécanismes, considérés comme exceptionnels, sensés résoudre les problèmes que les outils conventionnels n'ont pas réussi à résorber, les outils dits non-conventionnels[3]. Nous allons parler de l'assouplissement quantitatif (quantitative easing), ou de la forward guidance entre autres.

Assouplissement quantitatif[4]

L'assouplissement quantitatif consiste pour une Banque centrale à racheter de manière conséquente des titres de dette publique (particulièrement des obligations publiques pour citer l'exemple le plus simple et courant) aux acteurs financiers (typiquement, les banques commerciales). Le but théorique est d'augmenter la quantité de monnaie banque centrale détenue par les banques, et donc de réduire les taux d'intérêts à moyen/long terme, incitant les banques à prêter d'avantage aux acteurs économiques.

Notons un premier point. Les Banques centrales n'achètent pas directement d'actifs auprès des États eux-mêmes, qui est une pratique interdite puisqu'elles respectent le principe d'indépendance vis-à-vis des États (ce qui n'a pas toujours été le cas, l'indépendance des Banques centrales effective étant en place depuis les années 90 grosso modo). Les États n'ayant pas le droit d'emprunter directement aux Banques centrales, ce sont les banques commerciales qui jouent ce rôle, et la Banque centrale rachète donc les titres de dettes concernés auprès desdites banques.

Notons également que cette pratique se distingue des opérations d'open-market habituelles par le volume concerné, la durée dans le temps (on est sur une échelle d'années ici), et la nature spécifique des actifs rachetés par la Banque centrale.

Cette politique a été mise en place en 2001 par la Banque centrale du Japon par exemple, pour faire face à la crise de la décennie 90, ou par la Fed, la BCE et la Banque d'Angleterre vers 2007-2008 (période du début de la crise des subprimes) et stoppé dans les années 2021-2023 du fait d'une forte inflation.

Forward guidance

Assouplissement qualitatif[5]

On en parle moins en ce moment, mais il existe un autre mécanisme non-conventionnel d'assouplissement, l'assouplissement qualitatif. Il s'agit pour une Banque centrale d'acheter des titres de dette publique ou des créances de faible qualité, soit en monnaie, soit via des actifs de qualité. Le but est d'assainir le marché, et éviter que trop d'actifs toxiques viennent perturber l'économie.

TLTRO

Les missions complémentaires éventuelles des Banques centrales

Assurer la stabilité financière

La Banque centrale a un également un rôle de surveillance des banques et des infrastructures de marché et emploie des politiques dites macroprudentielles[6]. De fait, en complément des missions précédentes, le but est de répondre aux questions : y a-t-il des vulnérabilités dans le système ? Le système actuel est-il capable de résister aux crises qui pourraient survenir, et quelle est sa résilience face aux changements possibles ?

Surveiller les systèmes de paiement

Tenir les comptes de l’État

Rendre des services financiers à d'autres institutions financières comme d'autres Banques centrales

Protéger les ménages contre le surendettement

L'éducation financière

Pour aller plus loin

N'hésitez pas à consulter la page : Création monétaire

Sources