{{Note| Le '''mercantilisme'''<ref>Quelques notions de mercantilisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercantilisme</ref> correspond à un courant de pensée économique des XVI<sup>ème</sup>, XVII<sup>ème</sup> et XVIII<sup>ème</sup> siècles qui évalue la richesse d'un pays à la quantité d'or, d'argent et de métaux précieux qu'il possède dans ses coffres nationaux. En Espagne, cela se traduit par le ''bullionisme'', dont l'objectif (qu'on retrouve dans sa politique maritime de promotion des conquistadores) est d'accumuler le plus possible d'or et métaux précieux. En France, le ''colbertisme'' repose sur une politique protectionniste forte de l’État (via des taxes douanières par exemple) et par l'achat de matières premières bon marché et par la vente de produits finis bien plus chers. D'autres pays (la Hollande, l'Angleterre, l'Allemagne) mettront l'accent sur d'autres méthodes avec, in fine, le même but mercantiliste : rendre la balance commerciale du pays excédentaire.}}
=== Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) ===
=== Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) ===
* Met en place des mesures '''mercantiles''' (de l'école des '''mercantilistes''') :
* Met en place des mesures '''mercantiles''' (de l'école des '''mercantilistes''') :
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Par chapitres de l'Histoire de l'Économie de ce wiki
Le mercantilisme[27] correspond à un courant de pensée économique des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles qui évalue la richesse d'un pays à la quantité d'or, d'argent et de métaux précieux qu'il possède dans ses coffres nationaux. En Espagne, cela se traduit par le bullionisme, dont l'objectif (qu'on retrouve dans sa politique maritime de promotion des conquistadores) est d'accumuler le plus possible d'or et métaux précieux. En France, le colbertisme repose sur une politique protectionniste forte de l’État (via des taxes douanières par exemple) et par l'achat de matières premières bon marché et par la vente de produits finis bien plus chers. D'autres pays (la Hollande, l'Angleterre, l'Allemagne) mettront l'accent sur d'autres méthodes avec, in fine, le même but mercantiliste : rendre la balance commerciale du pays excédentaire.
Jean-Baptiste Colbert (1619-1683)
Met en place des mesures mercantiles (de l'école des mercantilistes) :
Protectionnisme aux frontières françaises
Contrôle de la production nationale
La richesse est fonction de la quantité de métaux précieux (en particulier, d'or, et dans une moindre mesure, d'argent) dans les caisses de l'État. Ainsi, accumuler les métaux précieux, c'est augmenter son pouvoir et sa richesse (bullionisme espagnol (conquistador), commercialisme hollandais ou anglais (exporter plus qu'importer), colbertisme français (acheter des matières premières et fabriquer des produits vendus plus cher à l'extérieur))
Idée récurrente : "Il n'y a personne qui gagne qu'un autre n'y perde"
Dans un contexte où les hollandais ont pris le pli capitaliste et dominent - ou "dominaient" avant les mesures de Colbert - la scène marchande internationale.
S'intéresse à la circulation de l'argent plus qu'à son stock ;
Défend la circulation des capitaux
Développe l'idée d'économie politique, pensée par des physiocrates (école économiste dominante en France à l'époque) ;
La richesse de la nation est plutôt fonction de la quantité de Terre que possède un État
Prône le laissez-faire et le laissez-passer : Laissez faire les hommes. Laissez passer les marchandises. On peut voir cette école économique comme la racine du libéralisme.
C'est à cette époque que l'on peut voir apparaître des tableaux économiques qui résument la circulation de l'argent au niveau macroéconomique ;
Dans un contexte où le Royaume-Uni dégage une capacité une capacité capitaliste presque similaire à la France pour une population presque 2.5 fois plus faible.
Un des pères de l'école physiocrate, comme Quesnay qui lui est contemporain ;
Remplace la notion de richesse, non plus comme une quantité de métaux précieux dans les coffres, mais plutôt comme la quantité de Terre que l'on possède : une graine plantée produit plusieurs graines et donc un surplus
Il existe trois classes d'agents économiques :
La classe des paysans / agriculteurs, la seule productive (producteur terrien) ;
Les marchands, la classe stérile ;
Les propriétaires (ceux qui possèdent des terrains et la louent aux agriculteurs) ;
Cette notion s'intensifie à mesure que les rapports sociaux et commerciaux se transforment : on passe d'un monde médiéval (où la société est régie par des rapports entre seigneurs et serfs jusqu'au XIVème siècle/XVème siècle) à un monde de commerce et de propriété privée de la terre (exemple des "enclosures" en Angleterre) ;
La richesse n'est pas toujours fonction de la quantité de métaux précieux, ou de terrain. Elle est fonction du travail (valeur en usage et valeur d'échange "objectifient" le travail, et prouvent que la valeur d'un bien est fonction du travail).
Écrit un ouvrage décisif dans la définition du capitalisme (La richesse des nations) :
Notion de Main invisible qui stabiliserait in fine les rapports entre vendeurs et acheteurs et consommateurs (en indiquant que la satisfaction de l'intérêt personnel favorise l'intérêt commun bien mieux que ne le ferait l'État). Ainsi la main invisible est la force qui fait de l'intérêt de l'un, l'intérêt des autres. Ainsi, l'État ne doit pas intervenir dans les échanges, le marché se régulera tout seul ;
Division du travail en unités qui permettent d'en déterminer un coût du travail (que l'on peut déterminer dès lors qu'il y a un échange) ;
Définit la valeur travail.
On oubliera (trop) souvent le volet avertissant le danger des monopoles et des corporations :
L’État est garant de biens publics et des taux d'intérêt bas ;
Les profits doivent être bas.
Dans un contexte où l'économie politique reste encore désordonnée. L'ouvrage et les réflexions qui en découlent constitueront la base de la pensée capitaliste, en particulier en se détachant de sa concentration sur l'économie agricole.
Époque de l'économie considérée comme une science (on parle de scientisme). Ricardo pousse plus loin la réfléxion d'Adam Smith.
Théorise, mais surtout "démontre" l'avantage comparatif[28] qui démontre que l'ouverture des frontières et à un marché international est bénéfique :
Souvent utilisé comme argument néo-libéral ;
Démontre plutôt que l'ouverture des frontières favorise la production de biens par rapport à un modèle autarcique ;
Repose sur des hypothèses, et n'est donc pas une démonstration en soi ;
Néglige les coûts de transports des marchandises ;
Suppose que la production supplémentaire est toujours intéressante (contexte de croissance infinie, et d'acheteurs/consommateurs infinis).
Donne une définition (réinterprétant et complétant la définition d'Adam Smith) de la valeur travail (qui est la quantité relative de travail nécessaire à la production d'un bien).
Ajoute que la valeur d'un bien n'est pas forcément liée à son utilité (par exemple, l'eau n'est pas chère, alors que très utile). Ce qui fait son prix bas, c'est qu'elle n'est pas rare.
En tout cas, selon lui, le prix du marché se rapproche du prix naturel (son prix lors des échanges se rapproche in fine du prix qu'il coûte en termes de quantité de travail).
Dans un contexte de conditions de travail très dures (nombreuses heures par jour, travail 7J/7, travail des jeunes femmes et enfants), elles rendent moins mauvaises certaines situations, lorsque la loi est respectée tout du moins.
Premier Président républicain de l'histoire des États-Unis d'Amérique, particulièrement porté par les états du Nord du pays, il est un des symboles de la lutte pour l'abolition de l'esclavagisme. Il est mort assassiné par John Wilkes Booth en 1865.
Dans un contexte où les États-Unis constituent le symbole d'une nouvelle vie pour beaucoup d'arrivants ex-européens, il ratifie entre autres l'Homestead Act (1862), qui consiste à céder à des prix plus que raisonnables les terres occupées par des fermiers qui les exploitent. Cette facilitation d'accès à la propriété aura malheureusement un revers : les fermiers, trop nombreux, devront s'exiler en ville et participer à la révolution industrielle pour survivre, souvent dans des conditions de travail terribles.
Il fera fortune dans l'acier, très demandé dans une époque de révolution industrielle.
Il est parfois considéré comme un des membres des barons voleurs, riches hommes d'affaires ayant fait fortune dans l'industrie. Néanmoins, le sujet est plus controversé pour ce qui le concerne. Il est en effet également un bienfaiteur et philanthrope (il donnera et léguera des parts importantes de sa fortune à des fondations, organismes promouvant la culture, ...). Ainsi, des milliers de bibliothèques ont été créées grâce à lui, ainsi que bon nombre de lieux encore connus du grand public de nos jours (vous connaissez sûrement le Carnegie Hall)
Banquier influent de Wall Street et un des créateurs des mega-corporations et trusts de la deuxième moitié du XIXème siècle. Il fera partie de la bande appelée les barons voleurs du fait de leur réputation de peu de scrupules.
L’État appuiera longtemps les politiques financières de JP Morgan et des autres gros financiers de l'époque en les soutenant par des lois (taxes douanières sur les produits étrangers, facilitation de l'immigration ouvrière, défense des actifs états-uniens dans les pays limitrophes, notamment en Amérique du Sud, ...etc.
La tête de JP Morgan a longtemps figuré sur les billets de banque du jeu Monopoly[30]
Riche homme d'affaire de la deuxième moitié du XIXème siècle et du début du XXème siècle, il est considéré comme le premier milliardaire de l'histoire. Il fait fortune en créant la Standard Oil Company, qui, une fois démantelée en 1911 suite à des lois anti-trusts, donnera Esso, ExxonMobil, Chevron, Amoco, Chase, ...
Il fait partie du petit groupe de personnes extrêmement riches qu'on appellera les barons voleurs.
Président des États-Unis d'Amérique, il a succédé à W.H. Taft (lui-même succédant à Theodore "Teddy" Roosevelt). Bien que démocrate, contrairement à ses prédécesseurs républicains, il a une vision progressiste de l'économie (ce sera la fameuse "New Freedom"). Sous son mandat, un impôt sur le revenu des riches verra le jour (de 1 à 7%), la réserve fédérale (la fameuse "Fed") sera créée par décret, et la loi antitrust Clayton ira plus loin que la loi de Sherman de 1890.
Wilson sera aussi un président nostalgique de la politique ségrégationniste sudiste, et ses écrits de l'époque seront parfois très controversés. Comme quoi, nul n'est parfait...
Economiste et sociologue américain, Thorstein Veblen est moins connu du côté Européen, en tout cas jusqu'à la fin du XXème siècle.
Il est considéré comme le père de l'économie institutionnelle, en ce sens où il essaie d'intégrer les institutions dans la réflexion de l'économie, et essaie de l'ancrer dans la réalité en s'éloignant des modèles théoriques qui constituent la majorité de la réflexion économique (même encore aujourd'hui, au demeurant). C'est lui qui a défini la notion de consommation ostentatoire, a conceptualisé l'effet Veblen (un objet peut valoir cher et être désirable uniquement parce qu'il est rare et donne a son possesseur un sentiment de richesse). Il affirmera également que nul ne peut maîtriser parfaitement la finance et l'industrie en même temps, et précise que si l'on donne aux financiers les clés de l'industrie, ils la saboteront, sciemment ou non.
W.H. Taft est le président des États-Unis d'Amérique qui succède à Théodore Roosevelt en 1909. Bien que progressiste comme "Teddy", il est moins charismatique que lui aux yeux du public, et n'exercera que pour un seul mandat.
Il poursuivra l’œuvre de Roosevelt dans sa lutte anti-trust, et c'est notamment sous sa présidence que sera réellement démantelée la Standard Oil Company.
Président des États-Unis d'Amérique de 1901 à 1909, il a lutté pour la préservation de l'environnement (notamment en défendant la nature et les parcs nationaux) et a fait de la lutte contre les trusts son cheval de bataille de ses deux mandats.
Il symbolise la volonté politique d'en finir avec les barons voleurs et leurs monopoles très puissants à l'époque. On lui associe notamment deux concepts : le Big stick[31] (doctrine de la politique étrangère des États-Unis d'Amérique - dont on peut trouver les prémices de l'impérialisme états-unien, en particulier sur le continent Américain. Elle est la directe descendante de la fameuse doctrine Monroe[32] qui indique clairement la volonté de non-intervention de l'Europe dans les affaires états-uniennes, et constitue la base de la politique extérieure du pays jusqu'alors) et le Square Deal[33] (politique antitrust basée sur les 3 "C" Conservation des ressources naturelles, contrôle des corporations, et protection du consommateur).
Loi américaine de 1890, elle constitue la première tentative de lutte contre les monopoles et oligopoles, et la base du droit à la concurrence. Elle précède de 25 ans la loi Clayton, qui tentera d'aller encore plus loin dans l'interdiction aux entreprises de se trouver en situation monopolistique.
Dans un contexte où certaines entreprises sont en situation de monopole ou de quasi-monopole, et de monopsone (client unique d'un fournisseur), il apparaît urgent pour certains gouvernements de limiter et contrôler les monopoles, en les punissant d'amendes, voire de peines de prison.
Loi américaine de 1914, le Clayton Antitrust Act est destiné à compléter la loi Sherman Anti-Trust (1890), afin de rendre illégales certaines pratiques anti-concurrentielles. Ainsi, l'idée est de pouvoir prévenir la création de monopoles, plutôt que de chercher à les démanteler et les punir une fois créés.
Dans un contexte où le capitalisme est roi, les "barons voleurs" de l'époque (Morgan, Rockefeller, Vanderbilt, Carnegie, ...) ont pu construire des empires monopolistiques, que la loi Sherman a pu ébranler, mais pas vraiment détruire. La loi Clayton cherche donc à aller plus loin, d'une part en réduisant la puissance des oligopoles, mais aussi en cherchant à empêcher la création de nouvelles entités similaires.