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	<title>Notes Economiques et Politiques - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1085</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-17T09:53:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&amp;#039;open market) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou encore &#039;&#039;&#039;taux d&#039;escompte&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher. C&#039;est un prêt dont le taux à une valeur désincitative, pour éviter que les banques commerciales &amp;quot;naviguent à vue&amp;quot;; il s&#039;agit de prêts &amp;quot;&#039;&#039;en urgence&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE.png|cadre|centré|alt=Exemple du corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020|Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de refinancement&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux refi&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (&#039;&#039;réponse: plutôt non&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1084</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-17T09:49:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou encore &#039;&#039;&#039;taux d&#039;escompte&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher. C&#039;est un prêt dont le taux à une valeur désincitative, pour éviter que les banques commerciales &amp;quot;naviguent à vue&amp;quot;; il s&#039;agit de prêts &amp;quot;&#039;&#039;en urgence&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE.png|cadre|centré|alt=Exemple du corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020|Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (&#039;&#039;réponse: plutôt non&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1083</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1083"/>
		<updated>2026-09-16T17:46:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher. C&#039;est un prêt dont le taux à une valeur désincitative, pour éviter que les banques commerciales &amp;quot;naviguent à vue&amp;quot;; il s&#039;agit de prêts &amp;quot;&#039;&#039;en urgence&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE.png|cadre|centré|alt=Exemple du corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020|Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (&#039;&#039;réponse: plutôt non&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Fichier:Corridor_des_taux_d%27int%C3%A9r%C3%AAts_de_la_BCE.png&amp;diff=1082</id>
		<title>Fichier:Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Fichier:Corridor_des_taux_d%27int%C3%A9r%C3%AAts_de_la_BCE.png&amp;diff=1082"/>
		<updated>2026-09-16T17:44:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Corridor des taux d&#039;intérêts de la BCE sur la première moitié des années 2020 - Source : lafinancepourtous.com&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Obligations_:_Quelques_notions&amp;diff=1081</id>
		<title>Obligations : Quelques notions</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Obligations_:_Quelques_notions&amp;diff=1081"/>
		<updated>2026-09-16T17:35:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Différences actions &amp;amp; obligations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les obligations&amp;lt;ref name=&amp;quot;wikipedia&amp;quot;&amp;gt;Les obligations financières - Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_(finance)&amp;lt;/ref&amp;gt; sont des titres représentants des valeurs mobilières, et qui donnent droit à leur porteur de recevoir des intérêts (fixes ou variables) appelés coupons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les types d&#039;obligation, leurs valeurs, et leur durée de vie sont très variables, et donnent lieu à un marché dit &#039;&#039;marché obligataire&#039;&#039;. La page Wikipedia&amp;lt;ref name=wikipedia /&amp;gt; associée à cette notion est fournie, et mérite qu&#039;on s&#039;y attarde. La vocation de la page actuelle en revanche est de centraliser quelques points pour référence rapide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Différences actions &amp;amp; obligations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le marché des obligations représente à peu près le double du marché des actions&amp;lt;ref&amp;gt;Global financial assets - 2005-2014 : https://www.marketwatch.com/story/global-stock-market-cap-has-doubled-since-qes-start-2015-02-12&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Les obligations donnent droit à des &#039;&#039;&#039;coupons&#039;&#039;&#039;, tandis que les actions génèrent des &#039;&#039;&#039;dividendes&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* Les obligations représentent un &#039;&#039;titre de créance&#039;&#039; (ils représentent de l&#039;argent prêté), tandis que les actions sont un &#039;&#039;titre de propriété&#039;&#039; (ils représentent une part d&#039;entreprise, et donnent par ailleurs des droits vis-à-vis de cette entreprise&amp;lt;ref&amp;gt;Différences actions/obligations : https://www.generali.fr/actu/qu-est-ce-qu-une-action-obligation/&amp;lt;/ref&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes complémentaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une obligation est en général réputée plus sûre, car sa valeur à échéance est garantie (sauf si l&#039;émetteur fait faillite). Sa revente avant échéance, sur le marché boursier, peut en revanche coûter du capital si les taux d&#039;intérêts sont à la hausse ;&lt;br /&gt;
* Une obligation a donc une valeur particulièrement déterminée par la solidité de l&#039;émetteur, le montant du coupon, et la date d&#039;échéance ;&lt;br /&gt;
* L&#039;emprunteur est appelé plus communément l&#039;&#039;&#039;&#039;émetteur&#039;&#039;&#039; de l&#039;obligation ;&lt;br /&gt;
* Les particuliers achètent rarement une obligation en direct. Ils passeront par des intermédiaires, comme des gestionnaires d&#039;&#039;&#039;OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières)&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* Le calcul du rendement d&#039;une obligation se fait en général à l&#039;échéance, on parle du &#039;&#039;&#039;rendement à l&#039;échéance&#039;&#039;&#039;. Il nécessite une certaine gymnastique intellectuelle pour être calculé, même s&#039;il ne demande pas un doctorat en mathématiques&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de calcul du rendement à échéance : https://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_(finance)#Un_outil_d%E2%80%99%C3%A9valuation_:_le_rendement_%C3%A0_l%E2%80%99%C3%A9ch%C3%A9ance&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* En parlant de difficultés mathématiques, un autre concept a attiré mon attention dans mes lectures, c&#039;est le phénomène de &#039;&#039;&#039;taux d&#039;intérêt négatif sur les obligations&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Obligations à taux d&#039;intérêts négatifs : https://www.alumneye.fr/le-phenomene-des-obligations-a-taux-dinteret-negatif/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il paraît contre-intuitif, et est d&#039;ailleurs à mes yeux une illustration de l&#039;absurdité d&#039;une société capitaliste, mais a pourtant plusieurs intérêts :&lt;br /&gt;
** Une obligation reste une valeur d&#039;investissement très sûre, et certains investisseurs continuent de miser sur elle, quitte à enregistrer une moins-value, qu&#039;ils estiment minime ;&lt;br /&gt;
** Certains investissent dans ces obligations pensant pouvoir les revendre à des fins de plus-value malgré tout, pour au moins deux raisons :&lt;br /&gt;
*** Certains acteurs économiques doivent nécessairement acheter des obligations (par contrainte réglementaire), et seront peut-être obligés de racheter ces fameuses obligations ;&lt;br /&gt;
*** Si les taux d&#039;intérêt baissent, les obligations voient leur valeur augmenter. Des investisseurs font donc le pari d&#039;une remontée de la valeur de ces obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Notion]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-16T17:32:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher. C&#039;est un prêt dont le taux à une valeur désincitative, pour éviter que les banques commerciales &amp;quot;naviguent à vue&amp;quot;; il s&#039;agit de prêts &amp;quot;&#039;&#039;en urgence&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (&#039;&#039;réponse: plutôt non&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1079</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1079"/>
		<updated>2026-09-16T17:29:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (&#039;&#039;réponse: plutôt non&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1078</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1078"/>
		<updated>2026-09-16T17:29:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ? (réponse: plutôt non)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1077</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1077"/>
		<updated>2026-09-16T17:28:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Nous n&#039;aborderons pas plus longuement le rôle précis de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique. Cependant, ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1076</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1076"/>
		<updated>2026-09-16T17:24:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1075</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1075"/>
		<updated>2026-09-16T17:23:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1074</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1074"/>
		<updated>2026-09-16T17:23:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les taux de réserves obligatoires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; où les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1073</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1073"/>
		<updated>2026-09-16T17:22:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les taux de réserves obligatoires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. C&#039;est obligatoire. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1072</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1072"/>
		<updated>2026-09-16T17:22:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Politique monétaire Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;. Voyons cela de plus près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1071</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1071"/>
		<updated>2026-09-16T17:21:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Règlementation prudentielle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres, car 100€ représentent 10.5% de 952.38€). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1070</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-16T17:20:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Minimisation des risques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
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		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1069</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-16T17:19:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La création de monnaie (ex-nihilo) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc un simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1068</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-16T17:18:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons donc faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aborder le sujet de la création monétaire : nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1067</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1067"/>
		<updated>2026-09-16T16:23:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Résumons */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, elle diminuera son taux directeur. Par conséquent, les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1066</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1066"/>
		<updated>2026-09-16T16:19:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Contrôle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (en effet, il est plus courant que les comptes des agents A et B soient dans des banques différentes). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera donc dans ses réserves à disposition sur ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, pas dans l&#039;économie réelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1065</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1065"/>
		<updated>2026-09-16T16:17:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&amp;#039;open market) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). On appelle cette opération une &#039;&#039;prise en pension&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale et sur les taux monétaires. On parle de &#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Acteurs_%C3%A9conomiques_:_les_banques&amp;diff=1064</id>
		<title>Acteurs économiques : les banques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Acteurs_%C3%A9conomiques_:_les_banques&amp;diff=1064"/>
		<updated>2026-09-13T16:44:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note | Cette page est une introduction basique et rapide au sujet des banques. Nous tenterons de rentrer plus en détail dans d&#039;autres pages plus fournies. Nous mettrons en bas de page un lien vers l&#039;une d&#039;entre elles.}}&lt;br /&gt;
Les Banques sont des acteurs économiques majeurs dans notre économie actuelle. Elles ont deux rôles principaux aujourd&#039;hui :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Collecter l&#039;épargne et les dépôts pour les particuliers et les entreprises&lt;br /&gt;
* Accorder des prêts, ce qui aujourd&#039;hui revient à &#039;&#039;créer de l&#039;argent&#039;&#039;, ou plus précisément à &#039;&#039;&#039;créer de la monnaie&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;les crédits font les dépôts&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles jouent donc un rôle crucial dans notre économie, car il leur revient bien le rôle de &#039;&#039;&#039;création de monnaie&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ceci, nous souhaitons ajouter quelques concepts importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La monnaie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les banques sont aujourd&#039;hui les créateurs de monnaie &#039;&#039;scripturale&#039;&#039;. C&#039;est à dire qu&#039;elles peuvent écrire comptablement qu&#039;elles octroient un prêt, ce qui a pour effet immédiat de créer de l&#039;argent utilisable depuis un compte bancaire de l&#039;agent économique qui leur a demandé le prêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l&#039;inverse, la monnaie &#039;&#039;liquide&#039;&#039; est toujours créée par les banques centrales (billets et pièces), et non par les banques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie liquide est considérée comme sûre et de confiance (ou en tout cas, c&#039;est ce qui est considéré comme le plus sûr dans notre système économique actuel), contrairement à ce qui est illiquide (et donc soumis à la volatilité des marchés, et à des risques plus grands). A titre indicatif, dans le monde, la monnaie scripturale représente plus de 90% de la monnaie totale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bâle III ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant d&#039;entrer dans les détails des accords de Bâle III (issus de la crise des subprimes de 2008), il nous faut dire un mot sur quelques éléments de vocabulaire importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un bilan bancaire&amp;lt;ref&amp;gt;Le bilan d&#039;une banque : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/marches-financiers/acteurs-de-la-finance/banque/la-banque-comment-ca-marche/le-bilan-d-une-banque/&amp;lt;/ref&amp;gt; dresse le patrimoine d&#039;une banque, classé en deux catégories (d&#039;un point de vue strictement comptable) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le passif (l&#039;origine des ressources, les fonds collectés par la banque), qui concerne principalement :&lt;br /&gt;
** Les emprunts interbancaires&lt;br /&gt;
** Les dépôts de la clientèle&lt;br /&gt;
** Les certificats de dépôts et les obligations&lt;br /&gt;
** Les titres de dettes émis par la banque&lt;br /&gt;
** Les fonds propres, les provisions (y compris les bénéfices non-distribués). Les fonds propres sont la trésorerie fiable que la banque a, en propre, dans ses coffres. Ce sont eux qui sont au cœur des règlementations car considérés comme prouvant la solidité d&#039;une banque&lt;br /&gt;
* L&#039;actif (que fait la banque des fonds collectés) qui sert principalement :&lt;br /&gt;
** Aux prêts interbancaires&lt;br /&gt;
** Aux crédits de la clientèle&lt;br /&gt;
** A l&#039;achat de titres et la constitution de portefeuilles (pour compte propre, pas pour le compte de ses clients)&lt;br /&gt;
** Aux valeurs immobilisées (*on parle aussi d&#039;immobilisation*) qui correspondent aux biens et valeurs censés rester durablement dans le patrimoine bancaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les accords successifs de Bâle, et en particulier de Bâle III en réponse à la crise des subprimes de 2008 qui a fortement ébranlé le secteur bancaire, et avec lui de grands pans de l&#039;économie mondiale, ont pour but de contraindre les banques afin d&#039;assurer une stabilité de l&#039;économie en cas de reproduction de phénomènes similaires à ceux qui ont engendré les crises économiques&amp;lt;ref&amp;gt;Bâle III - Notions : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/marches-financiers/acteurs-de-la-finance/comite-de-bale/bale-iii/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des idées générales principales des accords de Bâle III est de contraindre les fonds propres de la banque (un niveau plus élevé, une meilleure qualité des fonds propres). En particulier, la part des fonds propres sur les actifs de la banque (moyennant des pondérations) doit obéir à un seuil minimal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parlera successivement du &#039;&#039;&#039;ratio de Crooke&#039;&#039;&#039;, puis du &#039;&#039;&#039;ratio d&#039;adéquation des fonds propres&#039;&#039;&#039;, puis du &#039;&#039;&#039;ratio de solvabilité&#039;&#039;&#039; ou encore du &#039;&#039;&#039;ratio de solvabilité bancaire&#039;&#039;&#039;. Les calculs varient plus ou moins, mais correspondent peu ou prou à cette même idée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ratio a été progressivement augmenté au fil des accords/directives/résolutions pour atteindre &#039;&#039;&#039;10.5% en 2019&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Les changements de modèles bancaires : https://www.culturebanque.com/banques/bale-i-ii-iii-changement-modele-bancaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il correspond à :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La part des fonds propres (en numérateur)&lt;br /&gt;
* Sur les actifs &#039;&#039;&#039;pondérés par leurs risques&#039;&#039;&#039; (en dénominateur)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains trouvent ces exigences contraignantes. En freinant la capacité d&#039;octroi de crédits des banques, elles ne peuvent encourager l&#039;investissement d&#039;autant. D&#039;autres au contraire les trouvent insuffisantes&amp;lt;ref&amp;gt;Bâle III - Pas assez d&#039;ambition : https://www.philippelamberts.eu/bale-iii-un-accord-insuffisant-pour-reguler-les-banques/&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le ratio est trop faible pour réellement dissuader les acteurs bancaires de prendre des risques excessifs. Ainsi, ont pu être suggérées des idées comme 20 à 30% de fonds propres, et la disparition des pondérations par le risque, rendant plus simple et moins sujet à interprétation le calcul du ratio&lt;br /&gt;
* L&#039;évaluation des risques qui permettent de pondérer le dénominateur est peu fiable. Elle est en effet calculable selon plusieurs critères. On peut souligner néanmoins que la méthode utilisée aujourd&#039;hui par les banques (le modèle V.A.R. pour Valeur-A-Risque) ne permettrait pas plus de résister à une crise financière telle que celle survenue en été 2007 aux Etats-Unis. Les risques sont très probablement largement sous-évalués. De fait, certains pensent qu&#039;aucune méthode fiable ne permet d&#039;évaluer le risque (du fait de l&#039;imprévisibilité de la survenance d&#039;une crise financière (en tout cas si l&#039;on suit le modèle mainstream)), et de fait, la pondération par le risque ne devrait pas intervenir dans le calcul du ratio. Les acteurs bancaires de leur côté répondent que cela limiterait grandement leur capacité d&#039;injecter de l&#039;argent dans l&#039;économie en réduisant leurs capacités de prêts&lt;br /&gt;
* Enfin, les accords de Bâle III ne s&#039;adressent pas au marché bancaire &amp;quot;fantôme&amp;quot; constitués notamment des banques et fonds d&#039;investissement, les fonds spéculatifs, et les fonds communs de créance (FCC, ou SPV en anglais), hors-bilans créés par les banques elles-mêmes, ... Ce sont pourtant les plus exposés aux risques de marché, de crédits, et de liquidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
N&#039;hésitez pas à consulter la page : [[Création_monétaire|Création monétaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Définition]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1063</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1063"/>
		<updated>2026-09-13T15:37:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, ni des politiques monétaires non-conventionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;D&#039;autres politiques monétaires de la BCE : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/le-rachat-de-titres-de-la-dette-publique-par-la-bce-peut-il-etre-assimile-a-de-la-creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt; comme les programmes européens SMP puis OMT, ou l&#039;assouplissement quantitatif&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;assouplissement quantitatif (quantitative easing) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire théorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1062</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1062"/>
		<updated>2026-09-13T15:16:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi avoir les bases pour mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des États (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1061</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1061"/>
		<updated>2026-09-13T15:16:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Pour aller plus loin */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références en bas de page que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1060</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1060"/>
		<updated>2026-09-13T15:15:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous n&#039;aborderons pas plus le rôle de la Banque centrale ou de son indépendance, qui méritent une page dédiée, et qui ne traitent pas directement du sujet ici de la création monétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1059</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1059"/>
		<updated>2026-09-13T15:09:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Pour aller plus loin */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture (au-delà des références que nous invitons les wikinautes à consulter), sur ce wiki :&#039;&#039; &lt;br /&gt;
[[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1058</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1058"/>
		<updated>2026-09-13T14:48:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1057</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-13T14:34:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Règlementation prudentielle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis les accords de Bâle 3 (et notamment dans leur dernière version de 2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite page de ce wiki revient plus longuement sur les accords de Bâle III : [[Acteurs_économiques_:_les_banques | Les Banques, ces acteurs économiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1056</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1056"/>
		<updated>2026-09-13T14:29:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Règlementation prudentielle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés, soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1055</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1055"/>
		<updated>2026-09-13T14:28:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La création de monnaie (ex-nihilo) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple concret : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera potentiellement un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Et voilà, de la monnaie a été créée. Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1054</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1054"/>
		<updated>2026-09-13T14:26:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La théorie des réserves fractionnaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, où l&#039;on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1053</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1053"/>
		<updated>2026-09-13T14:26:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La monnaie, ce grand mot */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. Non, la monnaie ne correspond pas à une quantité d&#039;or que la banque a dans ses coffres. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1052</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1052"/>
		<updated>2026-09-13T14:25:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La monnaie, ce grand mot */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir la monnaie de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1051</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1051"/>
		<updated>2026-09-13T14:24:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La planche à billets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...)&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des Banques centrales est-elle une bonne décision ? : https://creg.ac-versailles.fr/l-independance-des-banques-centrales-renforce-t-elle-l-efficacite-des&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1050</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-13T10:44:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elle n&#039;a d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1049</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-13T10:43:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La planche à billets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa Banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte Banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion de monnaie Banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la Banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1048</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1048"/>
		<updated>2026-09-13T10:42:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque Centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1047</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1047"/>
		<updated>2026-09-13T10:42:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Contrôle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie Banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1046</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1046"/>
		<updated>2026-09-13T10:41:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les taux de réserves obligatoires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1045</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1045"/>
		<updated>2026-09-13T10:41:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la Banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la Banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1044</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1044"/>
		<updated>2026-09-13T10:40:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les taux de réserves obligatoires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa Banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie Banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la Banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1043</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1043"/>
		<updated>2026-09-13T10:40:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Politique monétaire banque centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire Banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1042</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1042"/>
		<updated>2026-09-13T10:39:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... la Banque Centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les Banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1041</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1041"/>
		<updated>2026-09-13T10:39:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... La Banque Centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... la Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1040</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1040"/>
		<updated>2026-09-13T10:39:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le marché interbancaire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... La Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. La monnaie Banque centrale ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement. Là encore, pas de création de monnaie proprement dite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1039</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1039"/>
		<updated>2026-09-13T10:36:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* La planche à billets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... La Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales (fichier PDF) : https://www.banque-france.fr/system/files/2026-06/EEC_S1E16_FR.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. Celle-ci ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1038</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1038"/>
		<updated>2026-09-13T10:35:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* In fine, les banques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... La Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. Celle-ci ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, &#039;&#039;&#039;ce sont les banques commerciales elles-mêmes&#039;&#039;&#039;. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
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	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1037</id>
		<title>Création monétaire</title>
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		<updated>2026-09-13T10:16:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Les facilités permanentesLes taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... La Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. Celle-ci ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, ce sont les banques commerciales elles-mêmes. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1036</id>
		<title>Création monétaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://ouiqui.fr/index.php?title=Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire&amp;diff=1036"/>
		<updated>2026-09-13T10:13:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Wiki adm : /* Le rôle &amp;quot;central&amp;quot; de ... La Banque Centrale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Note|L&#039;idée de cette page est d&#039;aborder brièvement le concept de création monétaire. Elle a pour but de présenter la création de monnaie, le rôle crucial des banques, ainsi que celui des banques centrales. Les wikinautes pourront ainsi mieux comprendre certains enjeux actuels, comme les débats sur les dettes des Etats (en particulier européens) ou l&#039;indépendance des banques centrales. Elles n&#039;ont d&#039;autre prétention que de présenter ma vision et ma compréhension du sujet.}}&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;Page en cours de construction&#039;&#039;&#039; ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Cette page est en cours de construction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La création monétaire ==&lt;br /&gt;
Pour aborder ce point, nous avons centré nos lectures sur les bases de la création monétaire&amp;lt;ref&amp;gt;La création monétaire : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Comment marche la création monétaire : https://www.economie.gouv.fr/facileco/comment-marche-la-creation-monetaire&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et celle-ci passe forcément par la compréhension de l&#039;octroi de crédits. Nous devons faire un petit aparté idéologique avant de pouvoir aller plus loin. Nous allons revenir très brièvement sur des notions historiques, et évoquer les 3 théories bancaires : la théorie des intermédiaires, la théorie des réserves fractionnaires et la théorie de création de monnaie ex-nihilo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La monnaie, ce grand mot ===&lt;br /&gt;
Cette page n&#039;a pas la prétention de définir de manière complète, exhaustive et absolument exacte sans approximations (ni erreurs possibles, n&#039;étant pas moi-même économiste). Une fois ceci posé, nous pouvons évoquer la monnaie comme un objet complexe : c&#039;est un support qui représente tout à la fois une &#039;&#039;unité de compte&#039;&#039;, une &#039;&#039;réserve de valeur&#039;&#039; et un &#039;&#039;moyen d&#039;échange&#039;&#039;. Elle a donc une dimension sociale, politique, juridique et dépasse donc toute définition définitive en une seule ligne&amp;lt;ref&amp;gt;La monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais surtout, et c&#039;est le point que je voulais souligner ici, il est unanimement admis qu&#039;il &#039;&#039;&#039;ne repose pas sur une quelconque valeur matériel d&#039;élément précieux, comme l&#039;or par exemple&#039;&#039;&#039;. J&#039;ai grandi en ayant cette idée en tête, il me parait donc important de poser ce postulat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 3 théories bancaires ===&lt;br /&gt;
==== La théorie des intermédiaires ====&lt;br /&gt;
Selon une première théorie historique, les banques seraient de simples acteurs de l&#039;économie, au même titre que les ménages, l’État ou les entreprises. On parle de la &amp;quot;&#039;&#039;théorie des intermédiaires&#039;&#039;&amp;quot;, où les banques octroient des crédits aux agents qui le leur demandent, selon un certain nombre de conditions. Et c&#039;est à peu près tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie des réserves fractionnaires ====&lt;br /&gt;
Une théorie plus fournie apporte plus de profondeur au raisonnement, on parle de la théorie des &amp;quot;&#039;&#039;réserves fractionnaires&#039;&#039;&amp;quot;. Les banques doivent en effet avoir, en fonds propres, une petite part de monnaie conditionnant la quantité de crédits qu&#039;elles sont susceptibles d&#039;octroyer. Si l&#039;on arrête le raisonnement ici, les banques sont, encore une fois, considérées comme de simples acteurs et ne jouent pas, encore, un rôle central dans l&#039;économie d&#039;aujourd&#039;hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La théorie de la création de monnaie ex-nihilo ====&lt;br /&gt;
Enfin, la théorie la plus communément admise aujourd&#039;hui est la théorie de la &amp;quot;&#039;&#039;création de monnaie ex-nihilo (à partir de rien)&#039;&#039;&amp;quot;. Lorsqu&#039;un agent économique souhaite avoir de l&#039;argent, il demande un crédit auprès d&#039;une banque, et celle-ci, si elle l&#039;octroie, écrit simplement la quantité nécessaire sur son compte ... Et voilà, l&#039;argent est alors disponible. Et la monnaie sera détruite au fur et à mesure que le crédit en question est remboursé. Dans cette théorie, on est donc sur un jeu d&#039;écriture comptable, sur de la monnaie scripturale... Et bien loin du concept historique (et peut-être faux) que j&#039;avais en tête avant de commencer mes lectures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La création de monnaie (ex-nihilo) ===&lt;br /&gt;
Une fois cet aparté réalisé, nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. Prenons donc un exemple : lorsqu&#039;un agent économique (un ménage ou une entreprise) souhaite acheter un bien ou un service, et qu&#039;il n&#039;a pas assez de fonds pour se faire, il se tourne alors, en général, vers une banque. Celle-ci lui accordera (dans notre exemple) un crédit :&lt;br /&gt;
* Celui-ci peut provenir de fonds qu&#039;elle a déjà, du fait des dépôts existants qu&#039;elle a déjà dans ses coffres. Il n&#039;y a alors pas de création de monnaie à proprement parler, simplement la conversion d&#039;un type de monnaie en un autre ;&lt;br /&gt;
* En revanche, si la banque n&#039;utilise pas de fonds qu&#039;elle a déjà en propre, elle écrit simplement sur le compte de l&#039;agent économique la somme empruntée. C&#039;est donc une simple jeu d&#039;écriture comptable (c&#039;est d&#039;ailleurs parce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;écritures, numériques certes, qu&#039;on parle de &#039;&#039;monnaie scripturale&#039;&#039;). Oui, ça parait magique, et ça l&#039;est un peu quand on lit ça pour la première fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la création monétaire ==&lt;br /&gt;
Mais alors, qu&#039;est-ce qui empêche les banques prêter à tout va ? N&#039;y a t il aucune limite à ce qu&#039;elles peuvent faire ? La réponse est bien sûr nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Minimisation des risques ===&lt;br /&gt;
Avant tout, cela parait évident, mais la banque doit tenir sa comptabilité, et doit donc, littéralement, rendre des comptes, elle aussi. Elle devra donc emprunter elle-même si les agents auxquels elle a prêté lui font défaut. Par conséquent, les banques prêteront pour les projets &#039;&#039;&#039;minimisant les risques de non-remboursement&#039;&#039;&#039; et aura en tête la &#039;&#039;&#039;balance risques/bénéfices&#039;&#039;&#039; lors de l&#039;octroi de prêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation prudentielle ===&lt;br /&gt;
Il est évident que l&#039;argument précédent n&#039;est pas suffisant. Il y a d&#039;autres contraintes à ce que peut faire une banque. En l&#039;occurrence, il existe également des &#039;&#039;&#039;ratios financiers&#039;&#039;&#039; limitant formellement les crédits. Ces ratios sont imposés soit par la loi, soit par les autorités de contrôles financiers comme l&#039;ACPR&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;ACPR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_contr%C3%B4le_prudentiel_et_de_r%C3%A9solution&amp;lt;/ref&amp;gt; en France (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution rattachée à la Banque de France&amp;lt;ref&amp;gt;Site officiel de présentation de l&#039;ACPR : https://acpr.banque-france.fr/fr/lacpr&amp;lt;/ref&amp;gt;)). Ainsi, depuis Bâle 3 (2019), les banques doivent avoir 10.5% de leurs crédits au minimum, en fonds propres (ainsi, à titre d&#039;exemple mais à une échelle très différente évidemment, elles peuvent prêter au maximum 952.38€ si elles ont 100€ en fonds propres). Les banques sont par ailleurs tenues d&#039;avoir des procédures de contrôle interne pour respecter cette règlementation et sont susceptibles d&#039;être auditées sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique monétaire banque centrale ===&lt;br /&gt;
Mais surtout, les banques évoluent dans un contexte où existent des &#039;&#039;&#039;banques centrales&#039;&#039;&#039;. Celles-ci ont plusieurs leviers à leur disposition pour influencer la politique des banques, et donc la &#039;&#039;&#039;masse monétaire (c&#039;est à dire la quantité de monnaie en circulation)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les taux de réserves obligatoires ====&lt;br /&gt;
Chaque banque &#039;&#039;&#039;doit avoir un compte auprès de sa banque centrale&#039;&#039;&#039;. Et sur ce compte, doit être stocké a minima un pourcentage de réserve, pourcentage dicté par la Banque Centrale. Par exemple, la BCE impose un taux de 1%&amp;lt;ref&amp;gt;le taux des réserves obligatoires actuellement (site de la Banque de France) : https://www.banque-france.fr/fr/strategie-monetaire/cadre-operationnel/reserves-obligatoires-facilites-permanentes&amp;lt;/ref&amp;gt; depuis 2012 (et n&#039;a pas changé depuis (ces lignes sont écrites en 2026), c&#039;est dire si ce levier est aujourd&#039;hui considéré comme désuet).&lt;br /&gt;
Ces comptes stockent de la monnaie dite &#039;&#039;&#039;monnaie banque centrale&#039;&#039;&#039; et qui n&#039;atteint jamais la monnaie réelle des acteurs économiques. On parle du &#039;&#039;&#039;marché interbancaire&#039;&#039;&#039; ou les banques se prêtent ou se remboursent mutuellement, sous supervision et contrôle de la banque centrale associée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les facilités permanentes&amp;lt;ref name=&amp;quot;tdbdf&amp;quot;&amp;gt;Les taux directeurs, une explication de la BdF : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt; ==== &lt;br /&gt;
La Banque centrale peut proposer des prêts au taux appelé le &#039;&#039;&#039;taux de prêt marginal&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de prêt marginal&#039;&#039;&#039;. Ces prêts :&lt;br /&gt;
* Ont un taux fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Nécessitent que les banques fournissent des garanties (en général des titres de créances qu&#039;elle détient, ce que l&#039;on appelle le &amp;quot;&#039;&#039;collatéral&#039;&#039;&amp;quot;) ;&lt;br /&gt;
* Très souvent du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
Celui-ci représente un taux plafond : toute banque proposant un taux de prêt plus élevé se verra forcément préférer la banque centrale sur le marché interbancaire, puisque cela lui coutera moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, notons que la Banque centrale peut proposer aussi de financer au &#039;&#039;&#039;taux de rémunération des dépôts&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;taux de facilité de dépôt&#039;&#039;&#039; les réserves supplémentaires dont dispose la banque. A l&#039;inverse donc, ce taux représente un taux plancher : toute banque proposant un taux plus bas se verra, là encore, préférer la Banque centrale puisqu&#039;elle propose une meilleure rémunération du dépôt. Notons que ce taux peut être négatif (ce qui encourage la circulation de la monnaie et non son dépôt, par exemple). Là aussi :&lt;br /&gt;
* Le taux est fixé par la banque centrale ;&lt;br /&gt;
* Très souvent fixé du jour pour le lendemain ;&lt;br /&gt;
* Très souvent à échéance de 24 heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mécanismes sont appelés des &#039;&#039;&#039;facilités permanentes&#039;&#039;&#039;. Elles n&#039;ont, en théorie, pas de limites d&#039;emprunt, et fixent simplement les taux directeurs journaliers des facilités et représentent ce que l&#039;on appelle un &#039;&#039;&#039;corridor des taux d&#039;intérêt&#039;&#039;&#039;. Ceux-ci fluctuent autour des taux des opérations principales de refinancement dont nous allons tout de suite parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les interventions directes sur le marché interbancaire (les opérations d&#039;open market) ====&lt;br /&gt;
Mais surtout, et c&#039;est la principale politique utilisée par les Banques centrales modernes aujourd&#039;hui, la Banque centrale peut avoir un rôle plus direct en intervenant directement sur le marché interbancaire. La Banque centrale propose des liquidités (souvent pour une durée d&#039;une semaine) en échange de titres financiers qui font office de garantie (nous l&#039;avons dit plus tôt, on appelle cela le &amp;quot;collatéral&amp;quot;). Cette démarche permet à la Banque centrale d&#039;influer plus directement sur la quantité de monnaie Banque centrale, et sur ses taux monétaires et l&#039;on parle d&#039;&#039;&#039;&#039;taux des opérations principales de refinancement&#039;&#039;&#039;. C&#039;est ce mécanisme qui est enclenché quand on dit qu&#039;une banque se &#039;&#039;refinance auprès de la Banque centrale&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contrôle ====&lt;br /&gt;
Si nous revenons à notre propos principal, qui relève des limites à la création monétaire, il est important d&#039;apporter un complément qui relève du contrôle des activités bancaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;abord, lorsqu&#039;une banque A prête de l&#039;argent à un agent économique 1, il y a de fortes chances que cet argent atterrisse sur le compte d&#039;un agent économique 2 (payé par 1), compte lui-même dans la banque B (le plus souvent). La banque B se tournera alors vers la banque A, et lui demandera un actif de même valeur. La banque A puisera alors dans ses réserves dans ses comptes auprès de la Banque centrale pour les transmettre sur le compte de la banque B auprès de la Banque centrale (rappelons encore une fois qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une monnaie banque centrale, dite M0, qui ne circule que sur le monde interbancaire, jamais ailleurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet d&#039;assurer le contrôle de ce que les banques réalisent comme crédit, contrôle complété par les mécanismes internes qui doivent être mis en place et dont on a évoqué une partie dans le chapitre sur la règlementation prudentielle un peu plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Résumons ====&lt;br /&gt;
Nous savons donc que les banques ont pour obligation d&#039;avoir des comptes auprès de la banque centrale, qui leur permettent d&#039;emprunter ou de prêter entre elles et avec la banque centrale. Cela constitue le marché interbancaire, et sous-tend la politique de crédits auprès des agents économiques, et est fortement influencé par la politique monétaire de la banque centrale, et dans une moindre mesure par les différentes contraintes règlementaires et juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En théorie, si la Banque centrale &#039;&#039;&#039;augmente son taux directeur&#039;&#039;&#039;, les taux d&#039;intérêts des banques vont de facto augmenter, et ralentir la consommation des ménages et entreprises, qui emprunteront moins. Cela peut être une politique destinée à réduire une &#039;&#039;&#039;inflation jugée trop forte&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si en revanche, et toujours en théorie, la Banque centrale juge l&#039;&#039;&#039;&#039;inflation trop basse&#039;&#039;&#039;, celle-ci diminuera son taux directeur. Les taux d&#039;intérêt des banques commerciales baissent, les crédits coutent moins cher, l&#039;activité s&#039;accélère, et avec elle, potentiellement, l&#039;inflation&amp;lt;ref&amp;gt;Les taux directeurs BCE comme instrument de maîtrise de l&#039;inflation : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-taux-directeurs&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle &amp;quot;&#039;&#039;central&#039;&#039;&amp;quot; de ... La Banque Centrale ==&lt;br /&gt;
Ça y est, nous avons les bases qui nous permettent maintenant de nous pencher sur une question : &#039;&#039;Est-ce que les banques centrales créent de la monnaie ?&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La Banque Centrale crée-t-elle de la monnaie ? (Non) : https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/creation-monetaire/les-banques-centrales-creent-elles-de-la-monnaie/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La planche à billets ===&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;une banque (commerciale) désire des pièces et billets (de l&#039;argent au sens fiduciaire et littéral du terme), elle se rapproche de sa banque centrale qui transformera l&#039;argent qu&#039;elle a sur son compte banque centrale en liquidités que la banque pourra alors distribuer à ses clients. Il s&#039;agit donc d&#039;une conversion d&#039;argent banque centrale en monnaie fiduciaire, pas d&#039;une création monétaire en tant que telle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci dit, lorsqu&#039;un État a besoin de liquidités et réduire son déficit ou financer ses grands projets, il pourrait en théorie se rapprocher de sa Banque centrale afin qu&#039;elle lui fasse une avance et cela aurait pour effet de gonfler la masse monétaire puisque la Banque centrale octroie une avance au Trésor public. On dit que la banque centrale &#039;&#039;fait fonctionner la planche à billets&#039;&#039;. Si cette avance n&#039;est pas remboursée, alors :&lt;br /&gt;
* La masse monétaire a effectivement augmenté ;&lt;br /&gt;
* L’État pourrait être enclin à réitérer ce genre de comportement de laxisme budgétaire par financement systématique du déficit public par la Banque centrale, ce qui pourrait alors à son tour provoquer des dérives inflationnistes (surchauffe de l&#039;activité et dépréciation de la monnaie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pratique est interdite dans la plupart des économies développées. On parle de l&#039;&#039;&#039;&#039;indépendance des Banques centrales&#039;&#039;&#039;. Ce principe est défendu au cours du XX&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mais surtout depuis les années 1970, et en vigueur depuis les années 1990&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;indépendance des banques centrales : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ind%C3%A9pendance_des_banques_centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Historique de l&#039;indépendance des banques centrales&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Il est particulièrement remis en cause suite à la crise des subprimes de 2008, et est au centre de l&#039;attention durant les années 2020 en France (crise CoVid, dette publique de l’État et son remboursement auprès de la BCE, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la planche à billets, c&#039;est de la création de monnaie, mais c&#039;est interdit en pratique du fait de l&#039;indépendance des Banques centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le marché interbancaire ===&lt;br /&gt;
On l&#039;a dit également, les paiements interbancaires s&#039;effectuent sur le marché interbancaire. Celle-ci ne circule pas dans l&#039;économie, et ne gonfle donc pas la masse monétaire directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== In fine, les banques ===&lt;br /&gt;
Finalement, nous y revenons, les vraies créatrices de monnaie, ce sont les banques commerciales elles-mêmes. Ce sont elles qui octroient les crédits, et influent directement sur la création de monnaie dans l&#039;économie. Les banques centrales jouent certes un rôle important dans cette création, mais indirect finalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suite ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Pour compléter la lecture sur ce wiki :&#039;&#039; [[Acteurs_économiques_:_les_banques|Acteurs économiques : Les Banques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Wiki adm</name></author>
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